"Ce que disent les mains" Odile du Mazaubrun, Installation, 2013 Paris.
"Ce que disent les mains" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2013 Paris.
lundi 4 juin 2012
lundi 5 décembre 2011
Les accoudés
"Les accoudés" Odile du Mazaubrun, Installation, 2012 Paris.
"Les accoudés" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2012 Paris.
"Les accoudés" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2012 Paris.
mardi 11 octobre 2011
Les sirènes
"Les Sirènes" Odile du Mazaubrun, Installation, 2012 Paris.
"Les Sirènes" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2012 Paris.
"Les Sirènes" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2012 Paris.
lundi 10 octobre 2011
Temps suspendus
>"Temps suspendus" Odile du Mazaubrun, Installation, 2013 Paris.
"Temps suspendus 2" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2013 Paris.
"Temps suspendus 2" Bruno Puyraimond, Vidéo, 2013 Paris.
samedi 5 mars 2011
Les stremons du recyclage
Installation : Odile du Mazaubrun
Odile du Mazaubrun
Les figures de l'Altérité
Au travers du cubisme les masques ont investi le monde occidental, des galeries aux brocantes. Les pouvoirs esthétiques ont remplacé les fonctions cultuelles. Par une sorte d’effet magique, le symbole transcende sa culture d’origine pour trouver place dans la mondialisation de l’art. Le masque incarne le rêve d’un pont interculturel entre les mondes qui se déjouerait des obstacles et transcenderait les codes. Le masque traditionnel devient un point de passage entre les cultures, passage d’autant plus mystérieux qu’il se trouve investi de nouvelles significations économiques et consuméristes.
Les masques d’Odile du Mazaubrun rejouent joyeusement sur le ton de la farce cette danse transculturelle. Mais le monde qui s’ouvre à nous n’est ni kitch ni empreinte de rêves néocoloniaux. Les emballages perdus de notre monde, recyclés en figures magiques, nous amènent sur un continent étrange où l’exotisme nait des rebuts, l’étrangeté des objets quotidiens et l’altérité de notre méconnaissance de nous-mêmes.
Bruno Puyraimond
vendredi 25 septembre 2009
Mariages, bancs, boites
Installation : Odile du Mazaubrun
Odile du Mazaubrun
Les jeux infinis de la mémoire
Trouver les mots légers comme cette exposition. Qui nous laisse un sentiment de grâce. D'évidence, de simplicité. De dépouillement joyeux. Quand une œuvre se réduit à quelques fragments de plastiques recyclés, quand elle ne prétend qu’à la liberté, qu’à nous affranchir du poids des choses comme de celui des souvenirs…
On rencontre ici des boites à gâteaux en plastique remplies de bouts de cartons, de figurines. Des boites assemblées et suspendues, évoquant une narration fruste, une simple accumulation de situations. Des débris épars rassemblés en d’improbables histoires. Les réminiscences d’une mémoire qui se recompose à partir de fragments de souvenirs, d’artéfacts, de stéréotypes.
Dans ces boites de plastiques, tous les jeux sont possibles. Rajouts, accumulations, reconstructions, inversions, soustractions, omissions... Il suffit d’ouvrir les boites, de disperser les figures pour que la narration change. Les souvenirs deviennent un jeu enfantin et les réminiscences ne peuvent être figées. Les boites peuvent être recomposées, modifiées, interverties… Nous voici invités à reconstruire sans fin les fils de nos histoires.
Mais histoires et souvenirs ne font pas la mémoire. Les souvenirs, les figurines ne sont que prétextes à une fête de lumière. En jouant avec ces débris fragiles, la lumière les transforme en reflets et couleurs. Les souvenirs se dissolvent dans la lumière pour devenir mémoire. La perte des souvenirs, l’oubli deviennent la condition de la mémoire.
Bien sûr comme nos souvenirs, ces boites fragiles sont condamnées à vieillir, à disparaître. La lumière qui les magnifie les brule en même temps. Leur nature plastique les condamne. Qu’importe ? La mémoire ne s’attache pas aux souvenirs. Elle nait de leur oubli.
Bruno Puyraimond
jeudi 24 septembre 2009
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